Flash
Faute grave : ce que les dirigeants doivent prouver avant de licencier L’AMMC enregistre la mise à jour annuelle du dossier d’information de CFG Bank PLF 2027 : le gouvernement fixe le cap autour de quatre axes majeurs Le Maroc à l’heure de la souveraineté économique Les médecins du privé interpelle Akhannouch sur la révision de la tarification nationale de référence Fromageries Bel Maroc : 1,5 million de portions solidaires pour SOS Villages d’Enfants 27 ans de règne : SM le Roi dresse le cap pour consolider les acquis du Maroc 27 ans de règne : le Maroc métamorphosé par la Vision Royale Sous l’impulsion de Mohammed VI, le Maroc réussit le pari de la stabilité et de la modernité Election du Secrétaire Général de l’ONU le 1er Janvier 2027 : pour une profonde réforme de l’ONU  
Economie

BCP : les régionales se penchent sur la décarbonation qui guette l’industrie de la chimie-parachimie

matières premières

Ecrit par S. Es-Siari |

Les régionales de l’investissement du groupe BCP ont fait escale ce mercredi 28 septembre à la ville ocre Marrakech. Elles ont porté essentiellement sur les opportunités et les contraintes qui pèsent sur le secteur de la Chimie et parachimie notamment avec le défi de la taxe carbone qui nous guette à un horizon pas très lointain soit janvier 2023.

Publicité

De prime abord, il est à signaler que le secteur de la chimie-parachimie est polyvalent. Les filières qui le composent sont le phytosanitaire, la cosmétique, les détergents, les engrais, le verre, les gaz industriel… Pour faire face à cette segmentation, des associations sont ainsi créées au sein de la fédération de la chimie-parachimie en vue de bien accompagner les opérateurs.

En chiffres, cette industrie représente un chiffre d’affaires de 120 Mds de DH dont 75 Mds de DH destinés à l’export, 12% du PIB, 60.000 emplois directs et 1.500 entreprises dont 80% ont des activités industrielles. Il s’agit du premier secteur industriel. En dehors même des produits phosphatés, le Chiffre d’affaires à l’export de cette industrie a enregistré une hausse de 190%.

Dans le monde, aux Etats-Unis, la chimie dégage un chiffre d’affaires de 430 Mds de dollars, en Europe 450 Mds de dollars, l’Afrique 27 Mds de Dollars dont 30 % sont couverts par la chimie marocaine.

La chimie-parachimie a mieux résisté à la crise

De l’avis des opérateurs, malgré les vents contraires de la crise sanitaire liée au Covid-19, le secteur a fait preuve de résilience tout en assurant une souveraineté par rapport aux besoins en produits stratégiques tels que les désinfectants, les gels hydro-alcooliques, les gaz médicaux. Au pic de la crise, la filière chimie était bien équipée et prête pour répondre aux besoins sans cesse pressants des citoyens. Les efforts ont été plus orientés, en cette période, vers des produits complémentaires d’emballage tel que le bouchage.

Aussi, selon Abderrahmane Zzghrari, secrétaire général de la fédération de la chimie et para-chimie, l’Etat a fait preuve d’une dynamique exceptionnelle dans la mesure où l’usine de l’éthanol a été réactivée au bout de 3 semaines. Ce qui est en soi un record.

Aussi, plusieurs filières de la chimie ont fait preuve de résilience. D’autres comme celles des détergents ont bien performé pendant cette crise.

Cette résilience a été partagée par Taoufik Rbii, représentant du ministère de l’industrie qui assure à son tour que grâce à son savoir-faire, le secteur n’a pas failli à sa mission pendant cette période de crise.

Dans la foulée, il évoque les opportunités du secteur qui se matérialisent par sa présence en amont, en aval voir tout au long du processus d’une activité industrielle. A titre d’exemple dans la chimie verte, il y a le potentiel d’investissement dans la valorisation des plantes vertes, les colorants naturels, les cosmétiques… Dans la chimie organique, des opportunités se présentent dans la peinture notamment technique pour les véhicules.

Les opportunités se présentent par ailleurs dans la production de l’hydrogène vert. Le Maroc étant placé parmi les principaux pays à pouvoir exporter l’hydrogène vert. Des études ont montré que le Royaume dispose d’un potentiel de 4% pour répondre à la demande de l’hydrogène vert.

Décarbonation : où en sont les entreprises de la chimie ?

Les opérateurs du secteur sont aujourd’hui appelés à réduire leurs émissions et accélérer leur transition énergétique pour pouvoir accéder à l’UE qui a instauré la taxe carbone à partir de janvier 2023.

A rappeler dans ce cadre que l’OCP vise le carbone neutre en 2040. Le groupe est à 88% de son électricité en énergies renouvelables. Il utilise la chaleur de la chimie pour faire du dessalement de l’eau. Il projette de produire de l’ammoniac vert au lieu de l’importer. Ces intrants chimiques produits localement représentent un fort potentiel pour un pays comme le Maroc qui souffre d’un déficit chronique de sa balance commerciale.

15% des financements verts sont alloués à l’économie verte. C’est pour dire que c’est le moment de profiter d’un tel potentiel et d’utiliser au maximum les renouvelables.

En un mot comme en cent, le secteur de la parachimie est très concerné par la décarbonation et donc il faut en faire au maximum pour réduire sa capacité énergétique et du coup réduire la taxe carbone. Les financements sont là mais encore faut-il qu’ils soient menés à bon escient par les différents opérateurs.

Donc s’il y a un enseignement à tirer de cette crise qui a mis au-devant de la scène la notion de souveraineté, il est important de veiller à l’application d’une politique énergétique volontariste pour l’industriel, pour l’hôtelier… une mobilisation tout azimuts pour parvenir à l’efficacité énergétique.

Aussi est-il important de mettre en place le crédit carbone qui va permettre de modifier le mix énergétique et partant de là réduire les émissions.

D’un pays importateur de l’énergie grise à un pays exportateur de l’énergie verte, ce schéma est possible pour le Maroc si les jeux sont bien  répartis.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!