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Economie

đź”´ Gaz naturel liquĂ©fiĂ© : après la rupture avec l’AlgĂ©rie, le nouveau fournisseur bientĂ´t dĂ©voilĂ©

gaz

Ecrit par Lamiae Boumahrou |

Le Maroc intègre pour la 1ère fois le marchĂ© international du gaz naturel liquĂ©fiĂ© et s’apprĂŞte Ă  conclure ses premiers contrats. Une commission ad hoc est en phase d’Ă©tudier une dizaine d’offres de fournisseurs ayant rĂ©pondu Ă  l’appel d’offres lancĂ© par le Maroc. Le fournisseur du Maroc n’est ni l’Espagne ni l’Union EuropĂ©enne.

La concrétisation des contrats de gaz naturel liquéfié tient en haleine toute la sphère économique mais aussi industrielle. Depuis un certain moment, des informations concernant lesdits contrats circulent mais sans plus de détails.

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Interpellée sur cette question lors d’une rencontre restreinte avec les médias tenue ce vendredi 15 avril, la ministre de la Transition Energétique et du développement durable, Leila Benali a levé quelques ambigüités et donné quelques informations sans rentrer dans les détails.

« D’abord je tiens Ă  clarifier que le Maroc ne va importer du gaz liquide ni de l’Espagne ni de l’Union EuropĂ©enne mais plutĂ´t du marchĂ© international du gaz naturel », a tenu Ă  prĂ©ciser la ministre. Elle n’a pas souhaitĂ© dire davantage notamment sur l’origine du pays exportateur encore moins sur les volumes objets des contrats. « Vous allez tout savoir dans les prochains jours », a-t-elle rĂ©pliquĂ©.

C’est la première fois de son histoire que le Maroc va accéder au marché international du gaz naturel. Rappelons que le Royaume a lancé un appel d’offres pour s’approvisionner en gaz liquide.

Un appel qui a suscité l’engouement de plusieurs fournisseurs puisque selon la ministre, le Maroc a reçu  une dizaine d’offres qui sont actuellement en cours d’étude par la commission ad hoc en charge de ce dossier. Les résultats seront dévoilés dans les prochains jours a-t-elle précisé.


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La balle est désormais dans le camp du Maroc qui devra trancher sur la source de son approvisionnement. Mais ce qui est certain c’est que le pays a déjà mis le pied dans le marché international du gaz naturel liquéfié.

Ainsi, la concrétisation des contrats de gaz naturel vont permettre le redémarrage des deux centrales à cycles combinés à savoir  Tahaddart et Aïn Béni Mathar à l’arrêt depuis la fin du contrat avec l’Algérie.

L. Benali a en l’occurrence précisé que le Maroc est parvenu à avancer dans ce dossier en divisant, depuis octobre, ce chantier en deux volets : infrastructure et molécule.

Si la partie molécule est presque bouclée (contrats bientôt conclus), il reste tout de même la partie infrastructures à finaliser. La ministre a précisé que cette phase est scindée en 3 parties :

La première concerne le transit du gaz qui a Ă©tĂ© bouclĂ©e depuis novembre avec les pays voisins Ă  savoir l’Espagne, la France et le Portugal. Ces pays vont permettre d’acheminer le gaz destinĂ© au Maroc jusqu’au gazoduc Maghreb-Europe, aujourd’hui inopĂ©rationnel.

La deuxième phase concerne la souverainetĂ© nationale à travers la regazĂ©ification qui permet de remettre Ă  l’Ă©tat gazeux le gaz naturel liquide importĂ©.

La ministre a affirmé que le gouvernement travaille sur les solutions les plus opérationnelles pour garantir cette opération de regazéification. Elle a souligné que la solution la plus rapide serait le port de Mohammedia et Nador sans écarter d’autres ports qui sont également en étude.

La troisième phase concerne l’intégration de l’hydrogène compétitif dans le mix énergétique. 

                                                

 

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