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[Hiwar] Neila Tazi : un plaidoyer en faveur des industries culturelles comme levier de développement

Neila Tazi

La culture est un facteur essentiel de l’épanouissement des individus et des sociétés et un levier capital de développement des pays. D’ailleurs, les nations les plus prospères sont celles qui l’ont mise à contributions.

Le Maroc, Royaume séculaire dispose d’un patrimoine culturel aussi riche que diversifié et les talents marocains ne demandent qu’à être révélés.

En décembre 2019, la reconnaissance de l’art Gnaoua comme patrimoine immatériel culturel de l’humanité en est la parfaite illustration.

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La même année voit naître la création de la Fédération des industries culturelles et créatives (FICC) affiliée à la CGEM qui organisera quelques mois plus tard les premières assises dédiées à ce secteur souvent relégué à un rôle secondaire.

Neila Tazi, la Présidente de la FICC et fondatrice du Festival Gnaoua et Musique du monde est l’invitée de l’émission Hiwar.

Quid de la structuration de l’action du secteur privé en faveur de l’émergence d’une dynamique en vue de la création d’un véritable pan économique à l’heure même où le Maroc est en train de revoir son modèle de développement. Quel rôle est appelé à jouer la FICC dans cette dynamique ?

Dans cet entretien à cœur ouvert, Neila Tazi, qui est également la fondatrice et présidente de A3 Communication revient sur la genèse de la FICC. Un travail acharné et de longue haleine pour vulgariser ce que sont les industries culturelles et créatives, à la frontière entre la culture et l’économie et faire de la pédagogie sur leurs apports aussi bien en termes de création de PIB que d’ouvrir de nouvelles voies de développement et d’émancipation pour des profils aussi rares que méconnus.

A titre d’exemple, les industries culturelles et créatives en France représentent 700.000 emplois et 3% de l’économie nationale.

Pour le Maroc, pays qui dispose d’un vivier humain considérable, ces industries représentent un intérêt certain en termes de création de valeurs, de richesses et d’emplois.

Pour y parvenir, tout un travail de fourmi a été peaufiné par la FICC dont Neila Tazi dresse les principaux contours, une année jour pour jour depuis sa création et les enjeux futurs de son action.

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